回国见闻及感想

我上次回国是2004年2月底。
人民币又有新版,一块两块五块的不怎么认的出来了。
北京物价涨的比较快,吃饭也并不是那么便宜的了,跟朋友们出去哪怕只是吃韩国烧烤也要一人50块。parkson、东方新天地、国贸很多店卖的中国出的所谓的欧洲名牌,衬衫7、800的算便宜的,T-shirt 3、4000的都有,让人咋舌。我在法国买的clarks的鞋子,一双89欧元,国内要卖1600多人民币。在北京几天花了我3000块人民币,后来门都不敢出了。
神州行弄了个12593,打电话比以前便宜了。
出租车1块2的少了,机场上清一色的1块6,也都漆成一样颜色,向国际接轨了。租一天车带司机差不多是500块人民币。
坐了回城铁,感觉很先进,乘客等车时按线排队,上车时不必抢座位。换票制度也很发达。好像有月票,不知道有没有年卡。看地铁里的人们并不十分急促。大多脸有倦色,很多人在车上玩手机。公共汽车上人也比以前有礼貌,奇怪的是我在上下班高峰时间也没有被挤。
去很多机关办手续,只要是涉及我交钱的,速度都很快。买火车票过了20分钟就送上门了。
北京至少表面上比以前干净多了。绿化面积大幅度增加。草也真的绿了。北京又起了无数的楼,写字楼、住宅楼。我原来工作的地方在装修,据说又是几个亿。听朋友说,房地产的钱也不好赚了,地皮全部拍卖,三环以内几乎都已经没地可批。可批的地方拍卖的价格达到两亿多人民币一平方米。
以前的哥们现在都已经住上自己买的房子开上车子。以前一起参加工作的一个姐们儿现在天天上电视给国家领导人做翻译了。一哥们那天酒过三巡瞪着我说兄弟你别这么晃下去了,抓紧时间趁点儿钱吧。
媒体上的宣传,很多地方还是宣扬太平盛世。连我14岁的侄子都开始恨美国、恨bush。电视上天天宣传建设节约型社会,跟我原来的预测相符了。不过我在北京和山东没有经历过一次断电。
回到山东,觉得俺们那疙瘩也发展很快,道路修得很好,虽然司机还是乱开车。回家后几个哥哥轮流请吃饭,天天泡在啤酒里,腰围长了两圈,我半斤白酒5瓶啤酒后基本就晕了,他们还是巍然不动。哥哥就是哥哥,喝酒就是厉害。回家一周,倒是一分钱都没花我的。
这几天在测试我的日睡眠时间长度极限。早饭、午饭后各睡一觉,晚上从10点半睡到早上7点。在家睡觉就是踏实,睡得着。

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俱胝和尚,凡有诘问,惟举一指。后有童子,因外人问:‘和尚说
 
何法要?’童子亦竖起一指。胝闻,遂以刃断其指,童子号哭而去。胝复召子,童子回首,

 
胝却竖其指,童子忽然领悟。

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邵雍的六十四卦方圆图

 

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儒家confucianisme

西方人把儒家称为“孔子学
 
派”,很不确切,须知儒家就是“儒”家。这种“儒”不仅是思想家,而且是学者,他们精
 
通古代文化遗产,这种双重身份是别家所不具备的。他们教授古代文献,保存伟大的文化传
 
统,对它们作出他们能够作出的最好的解释。在一个农业国家,人们总是尊重过去,所以这
 
些儒也总是最有影响。

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En lisant La Richesse des Nations

Ecrit en 1776, juste avant la révolution industrielle en Angleterre et en même année que l’Indépendance américaine,  La Richesse des Nations est l’ouvrage le plus important de Adam Smith. Ses lumières ont été très importantes sur la capitalisation et le développement de la Grande Bretagne, mais aussi ont contribué à la prospérité des Etats-Unis. Outre le fondement inépuisable macro comme micro sur l’économie moderne, l’étude de ce livre mérite bien des réflexes sur le développement actuel de la Chine, où Le Capital de Karl Marx ne fait plus mode.

Les dépenses productives et les dépenses improductives : le cumul de la richesse d’un pays

Selon Smith, la partie du capital que l’homme emploie pour assurer la subsistance de sa main-d’œuvre productive, ce qui lui reviendra accrue d’un profit, constitue des dépenses productives ; et la partie qu’il emploie pour assurer la substance de travailleurs improductifs, est économiquement en quelque sorte une partie perdue et donc constitue des dépenses improductives. Il entend par les travailleurs improductifs tous ceux dont le métier n’ajoute pas de valeur au monde économique, tels que les domestiques, gens d’Eglise, hommes de loi, médecins, gens de lettres de toute espèce (c’est impressionnant de voir qu’il se classe dans cette catégorie), comédiens, saltimbanques, musiciens, chanteurs et danseurs d’opéra, etc. Bref, selon ma compréhension, des professions qui ne font que consommer le capital de l’homme et qui en même temps n’a pas d’utilité économique.

Quand le très grand Smith a écrit cela il y a près de 300 ans, il avait sans doute raison : le capitalisme n’était qu’à son enfance, et pour s’enrichir et enrichir les nations, il faut avant tout travailler industrieusement (et il faut toujours encourager cet esprit) et faire de l’épargne, mais la sagesse est dans le fait d’investir le plus possible son résultat dans la survie de l’activité économique. Ceci me rappelle un principe en entreprenariat : le fonds propre pour une entreprise est comme le poids pour un enfant, il ne doit être qu’augmenté, à tout moment de sa vie.

Bien sûre, les temps ont changé, les métiers aussi, ce qu’il entendait par dépenses improductives est aujourd’hui primordial dans notre vie économique. En effet, après l’agriculture et l’industrie, la société moderne a fait de tous ces services et arts l’industrie tertiaire, qui dans à peu près tous les pays développés du monde une place plus importante même de l’économie. Les acteurs, les danseurs, les musiciens sont devenus les incontournables de Showbiz, et les produits audiovisuels sont les deuxièmes produits les plus exportés par les USA après les armes; les avocats et notaires voient agrément leur statut social bien plus élevé qu’antan. Dans les écoles de management, on enseigne la différenciation en offrant des services comme valeurs ajoutées…Il faut tout de même noter que comme c’est devenu un business, le principe de Smith « investir son résultat dans son activité » s’applique également à l’industrie tertiaire.

Lorsque Smith parle de prodigalité et de l’épargne, il voit la première comme passager et occasionnel, alors que l’épargne provient du désir d’améliorer notre condition de vie : désir qui, bien que généralement calme et sans passion, naît avec nous dans le sein naturel et ne nous quitte que dans la tombe. L’épargne que Smith encourage montre son côté positif : tout homme frugal comme un bienfaiteur de tous, et l’épargne, une qualité innée de l’homme, est un des facteurs clés de la richesse et le revenu d’un pays.

Cette positivité mérite bien d’être méditée longtemps par la Chine d’aujourd’hui. La Richesse des Nations fut traduit en chinois pour la première fois en 1900 et a été tout de suite considéré comme un chef-d’œuvre important pour le développement économique. Cependant, il a fallu attendre 78 ans pour que DENG Xiaoping libère le marché et débuté ainsi un vrai développement dans le vrai sens du terme. Oui, la Chine est restée trop longtemps dans l’état stationnaire que Smith décrit. Le développement depuis 25 ans à sortir de la pauvreté plus de 400 millions de Chinois, ce miracle constitue en quelques sortes un état de prospérité pour Smith. Il y a vingt ans ma famille ne savait même pas ce que c’est un téléviseur…

Voilà, nous sommes bien au début du redressement d’un grand pays, et cette étape, les pays occidentaux tels que l’Angleterre ou les Etats-Unis ont franchie il y a trois cents ans.

Les Chinois d’aujourd’hui travaillent beaucoup, pas de vacances, peu de repos, tout le monde est tiré pour le désir d’améliorer sa condition de vie, ne jamais se contenter de ce qu’on a, et tout change très vite.

Mais en même temps, beaucoup d’entre nous ont oublié l’épargne, une des vertus traditionnelles de nos parents et nos grands-parents. Une soupe à plus de 18 mille euros, un plat à des centaines de milliers d’euros, une Bentley à un million d’euros, tous ces biens de luxe peu durables trouve très rapidement leur marché en Chine. Très soudainement, l’épargne n’est plus encouragée comme qualité, du moins dans les médias ; la consommation est stimulée partout, le gouvernement de ZHU Rongji a fait des semaines de 1 mai et 1 octobre deux semaines de vacances en Chine, on baisse les intérêts d’épargne, les pubs d’investissement des projets se voient partout. Certes, un capital qui se consomme vaut plus que l’argent qui dort dans les banques, et est nécessaire pour une économie moderne, mais les lumières de Smith nous montrent aussi que nos ancêtres avaient leur raison : en période de croissance, il faut avant tout faire de l’épargne, investir prudemment dans les projets qui créent de la valeur et qui génèrent la croissance. C’est vital pour devenir une grande puissance. Si consommer le faut, consommons avant tout les produits durables.

Les commerçants vus par Adam Smith et les philosophes chinois il y a 2300 ans : dessus les paysans ?

Dans le chapitre « De la marche différente des progrès de l’opulence chez différentes nations », Smith considère que le commerce a mis terme à la société féodale : les seigneurs ne se contentent plus d’investir en grand public, les produits très chers de luxe qui ne satisfaisaient que leur vanité ont attiré leur intérêt et leur fortune, perdant ainsi leur légitimité et leur pouvoir de gouverner un peuple local. Les commerçants ont contribué, selon lui, à un progrès important de notre société, mais il ne les voit pas pour autant d’un bon œil : un, ce n’est pas leur volonté originale ; deux, les commerçants sont les plus infidèles, leur richesse est facile à transporter, et en cas de troubles sociaux ou de guerres, ces gens-là n’hésite jamais à aller l’étranger, faisant perdre ainsi la richesse de la nation.

Les philosophes chinois ont été pendant très longtemps de ce point de vue. Dans leurs pensées socio-économiques, il y a bien une distinction du « premier » du « dernier », le premier est l’agriculture, et le dernier le commerce, la raison de distinction est que l’agriculture produit, crée de la valeur, et le commerce ne fait qu’échanger. Avant de pouvoir échanger, il faut produire. La Chine est restée pendant longtemps un pays agricole, et l’agriculture a été la forme principale de production, donc pendant toute l’histoire chinoise, les théories économiques et les politiques ont toujours tenté de prioriser le premier tout en marginalisant le dernier. Les commerçants étaient donc sous considérés : parmi les 4 classes de la société, le seigneur, l’agriculteur, l’artisan, et le commerçant, le commerçant occupe bien la dernière place. En Chine, le seigneur e
t l’agriculteur ont été pendant très longtemps des métiers glorieux et nobles.

Au 3e siècle avant J.C., est apparu un ouvrage regroupant les pensées chinoises des différentes écoles de l’époque, Lv Shi Chun Qiu, dans lequel un chapitre porte le titre « Dessus les paysans » (Shang Nong, qui veut dire accorder un statut élevé aux agriculteurs si vous voulez). Dans cet article, on a comparé les deux modes de vie possibles : les premiers qui sont les agriculteurs, les derniers qui sont les commerçants. Les agriculteurs sont candides, donc ils sont toujours à la disposition de leur seigneur ; ils sont naïfs comme les enfants, donc ils ne sont pas égoïstes. Leurs biens sont assez complexes et difficiles à transporter, donc même quand le pays est en difficulté, ils ne cherchent pas à fuir en abandonnant leur maison. Par contre, les commerçants sont de mauvaise nature, donc ils n’obéissent pas ; ils sont très rusés et malins, donc très égoïstes. Leurs biens sont simples et faciles à transporter, donc quand le pays est en difficulté, ils sont les premiers à s’en fuir et abandonner leur maison. La conclusion s’en sort par conséquence que non seulement l’agriculture est plus importante que le commerce pour l’économie, mais le fait de pratiquer l’agriculture est plus noble en mode de vie que d’être commerçant, d’où la pensée « Dessus les paysans ». L’auteur de cet article voit que la mode de vie est restreinte par son background économique ; son opinion et jugement sur l’agriculture montre également que lui-même est soumis à la contrainte du background économique de son époque.

D’ailleurs, cette observation est l’origine des deux tendances philosophiques chinoises qui sont le taoïsme et le confucianisme. Ils sont deux différentes axes, et ils sont les deux bouts de la même axe : les deux expriment leur faveur et inspiration sur l’agriculture, ce qui est différent, c’est leur forme d’expression.

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